Il expose son programme le 10 février, en l'axant sur les thèmes de la réduction des impôts — suivant l'exemple de Ronald Reagan — du retour à une politique étrangère volontariste et du « changement sans risque », effectuant ainsi un virage à droite depuis son discours du « travaillisme à la française » de la fin des années 1970, entamant ce que certains politologues, dont Jean Baudouin, ont appelé le « moment néo-libéral du RPR »[57]. De plus, il n'est tête de liste dans aucun secteur de vote, n'étant présent qu'en seconde position sur celle du 5e arrondissement, derrière Jean Tiberi. Jacques Chirac décide de soutenir pour celle-ci Jean-Paul Delevoye, un fidèle, sénateur-maire de Bapaume peu connu du grand public. De retour d’un voyage éclair à La Réunion, Lionel Jospin s’en est pris avec vigueur à Jacques Chirac. Durant ces 28 années, Jacques Chirac a gravi les échelons jusqu'à s'imposer comme le chef de file de la droite. Engagé à gauche dans sa jeunesse, il est généralement considéré comme gaulliste et classé à droite de l'échiquier politique, bien que certains observateurs qualifient sa pratique du pouvoir de radicale-socialiste. En 2002, il est largement réélu face à Jean-Marie Le Pen. 1983-1989 : membre du Conseil de Paris et. Il aurait affirmé à Valéry Giscard d'Estaing « qu'il voulait quitter la vie politique […] et qu'il s'interrogeait sur sa vie, et qu'il parlait même de monter une galerie d'art ». Édith Cresson et d'autres personnalités confirmeront l'accord secret[71],[72] alors que Chirac niera toujours son existence[73],[74]. Cette réforme permet d'aligner les élections présidentielles et législatives à un créneau proche, réduisant ainsi les risques de cohabitation et favorisant le fait majoritaire. Tout d'abord, la loi PLM du 31 décembre 1982 (qui divise notamment la Ville de Paris en vingt mairies, soit une par arrondissement, chaque conseil d'arrondissement envoyant une partie de ses membres au conseil de Paris qui cumule les fonctions de conseil municipal à l'échelle de la Ville de Paris et de conseil général du département) est préparée par le ministre de l'Intérieur socialiste Gaston Defferre sans que Jacques Chirac ait été consulté, celui-ci y voyant alors une manœuvre électoraliste visant à diminuer son autorité dans la gestion de la capitale et à augmenter l'influence de la gauche, minoritaire sur l'ensemble de la ville mais bien implantée dans les arrondissements de l'est. ... Liste des ministres du Gouvernement de Jean-Pierre Raffarin (2002-2005) sous la présidence de Jacques Chirac (1995-2007) ... Voir la liste de tous les Premiers Ministres et leur Gouvernement sous la Vè République. On connaît la suite[121]… ». Mais les analystes politiques notent surtout le recul du gouvernement sur ce qui était présenté comme l'essentiel, la réforme des retraites, Jean-François Revel accusant notamment Jacques Chirac de lâcheté pour n'avoir pas expliqué les réformes nécessaires lors de la campagne présidentielle, expliquant ainsi l'ampleur du mouvement. Liste des citations de Jacques Chirac classées par thématique. Notamment : Jean-Marie Colombani (. Un deuil national est déclaré en France le 30 septembre 2019 et une minute de silence est observée dans les administrations et les écoles ce jour-là à 15 heures[275]. Il paye également l'image de son ministre Charles Pasqua, populaire à droite mais détesté à gauche qui l'accuse de chasser sur les terres de l'extrême droite. Pour ce faire, le mouvement des privatisations, engagés entre 1986 et 1988 et depuis 1993, se poursuit : il touche les groupes industriels Pechiney et Usinor-Sacilor en 1995, de la compagnie d'assurances AGF, de l'armateur CGM (qui fusionne avec la Compagnie maritime d'affrètement pour devenir le groupe CMA-CGM) et de la Banque française du commerce extérieur (BFCE, vendue de gré à gré au Crédit national pour devenir la banque de financement et d'investissement Natexis) en 1996, ou encore du concepteur et constructeur informatique Bull en 1997. Les médias rapportent de nombreux cas d’adultère de la part de Jacques Chirac[8],[9],[10], notamment avec Jacqueline Chabridon et Claudia Cardinale[11]. C'est dans cette optique qu'en août 1987, Jacques Chirac, sur les conseils de sa fille Claude[102], intervient pour favoriser la tenue d’un concert de la chanteuse américaine Madonna. nécessaire]. Le 4 octobre 2005, lors d'un sommet franco-italien, Jacques Chirac reproche à la Commission européenne de ne pas lutter contre des licenciements chez Hewlett-Packard, ce qui fait réagir le président de la Commission, José Manuel Durão Barroso, qui qualifie cette accusation de « démagogie », estimant que le sujet est du domaine national. Il ne fait toutefois pas l'unanimité au sein du camp gaulliste. De retour de son service militaire, il reprend ses études à l'ENA dans la promotion Vauban. De là, il lance l'« appel de Cochin », écrit par Pierre Juillet et apporté dans sa chambre d'hôpital par Marie-France Garaud : il y dénonce le « parti de l'étranger », c'est-à-dire l'UDF, en accusant le parti de Valéry Giscard d'Estaing d'agir au nom de l'Europe et contre les intérêts de la France dont il « prépare l'inféodation » et « consent à l'idée de son abaissement »[67]. Tout annonce une décrue importante de la gauche, d'autant que les « affaires » du camp socialiste se succèdent. Dans son discours, il appelle à « une nouvelle forme de conscience collective » devant l'emporter sur « l'arrogance de la pensée unique »[262]. Il s’était fait discret pendant quelques années et bénéficiait de l’image d’un homme neuf. La défaite sera encore plus lourde que prévu pour la gauche[116]. L'abstention s'est élevée à près de 40 %. Chirac, lui, avait ce côté un peu loser sympa. Jacques Chirac nomme ce dernier Premier ministre, ouvrant ainsi la troisième cohabitation[130]. Il tente également de transformer son image et travaille activement sa communication en vue des législatives. Sa santé continue de se détériorer au fil des années. Sur le plan des idées politiques, Jacques Chirac se montre très inconstant. Elle fut rendue publique dans le livre Machinations des journalistes Laurent Valdiguié et Karl Laske (Denoël, novembre 2006). Bien que techniquement élu au Parlement européen de Strasbourg, Jacques Chirac abandonne immédiatement ce mandat, préférant ses fonctions locales ou nationales. Les 28 premières années de la vie politique de Jacques Chirac (de 1967 à 1995) sont donc marquées par deux évènements historiques : ses deux primatures ministérielles (de 1974 à 1976 ; et de 1986 à 1988, dans le cadre de la première cohabitation) et la fondation du RPR, le parti politique prééminent à droite durant 26 ans. Il met l'accent dans ce domaine sur plus de coopération internationale, notamment en favorisant l'extradition de terroristes vers les pays où ils ont commis des exactions, selon la Convention de Strasbourg de 1977 signée par la France mais jamais ratifiée, entraînant de vives divergences avec le président de la République qui y est opposé. La Poste dévoile en juillet 2020 un timbre à son effigie[343],[344]. Premiers Ministres. Lors d'un meeting à Bagatelle le 4 juin, il déclare : « Ce qui nous sépare de l'UDF sur l'Europe est incomparablement plus profond que ce qui nous unit ». L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac devra répondre de soupçons de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995 devant la Cour de justice de la République. Nicolas Sarkozy prend l'intérim de la présidence mais, devant le score calamiteux récolté par la liste qu'il menait conjointement avec le président de DL Alain Madelin aux européennes de 1999 (12,82 % et 12 des 87 sièges à pourvoir, loin derrière 21,95 % et 22 élus de la liste d'union de la gauche et même devancé par la liste souverainiste de Charles Pasqua et Philippe de Villiers), il décide de ne pas se présenter à l'élection présidentielle du mouvement de novembre-décembre 1999. Ce concept est bientôt repris au RPR. Ce que les médias qualifient alors de « bataille de Paris » donne lieu, à coup de sondages « trafiqués » fournis par les deux camps toutes les semaines et de petites phrases, à une campagne acharnée entre les listes « Union pour Paris »[58] du président du RPR et celles « Protection et Renouveau pour Paris » du giscardien, qui s'affrontent dans 17 des 18 secteurs de vote créés par le statut de 1975[g] (seul dans le 7e arrondissement la majorité réussit à s'unir derrière le député RI et conseiller sortant Édouard Frédéric-Dupont). À la fin des années 1970, une fois sorti de Matignon, il promeut un « travaillisme à la française »[122]. Toutefois, il confirme son statut de chef naturel de la famille politique gaulliste, puisqu'il fait mieux que Jacques Chaban-Delmas en 1974 (15,10 %), tandis que les scores cumulés des deux autres candidatures gaullistes, celles de Michel Debré et de Marie-France Garaud, sont de 3 %. Ce programme-triptyque est réutilisé par Éric Zemmour, lui aussi critique envers le bilan de Chirac et son manque de constance idéologique[214]. Il condamne tout d'abord le « trop d'État » dans le domaine économique et social, ce que Michel Aurillac résume lors d'une réunion du Club 89 en 1983 : « L'État est un garant et non un gérant, il faut donc lutter contre son hypertrophie », s'oppose aux nationalisations et prône donc la fin de la planification et la déréglementation de l'économie, la dénationalisation et la lutte contre la bureaucratie de l'État et la libéralisation du système de protection sociale, selon le modèle de la politique menée à la même époque au Royaume-Uni par le Premier ministre britannique Margaret Thatcher. Devant l'essoufflement de sa majorité, anticipant un échec aux différentes élections de 1998 (législatives, régionales et cantonales)[130], Jacques Chirac risque une dissolution. Enfin, lors de la campagne de 1995, Jacques Chirac, renonçant aux politiques libérales, pourfend « la fracture sociale » en s'appuyant sur les analyses de l'économiste et démographe Emmanuel Todd. Si le courant de Charles Pasqua et Philippe Séguin se dissout en avril 1991, ils continuent à animer ensemble l'association Demain la France. Il rajoute que Chirac est facilité aussi par le ratage du ministre des transports de la cohabitation, Candidats gaullistes ou néo-gaullistes aux élections présidentielles françaises, 1967-1974 : « bulldozer » de Georges Pompidou, 1974-1976 : Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing, Des relations difficiles avec le président et son propre camp, Conflit avec le président de la République, 1976-1981 : opposition aux giscardiens au sein de la majorité, Difficultés à s'imposer au sein de la majorité, Vers les élections législatives et la cohabitation, Relations tendues avec François Mitterrand, 1988 : deuxième candidature à l'élection présidentielle, 1988-1995 : dernières années pour atteindre l'Élysée, Multiplication des courants internes au RPR, Perspective des élections législatives de 1993, 2002-2005 : gouvernements Jean-Pierre Raffarin, 2005-2007 : gouvernement Dominique de Villepin, 2007 : non-candidature à un troisième mandat, Affaires judiciaires du RPR et de la mairie de Paris, « un enthousiasme inouï manifesté dans la salle ultra-moderne du palais des Congrès. Pour l'aider dans le domaine de l'antiterrorisme, Jacques Chirac décide, dès son installation en mars 1986, la création d'un Conseil national de sécurité (sur le modèle du National Security Council américain) rattaché à Matignon et comprenant des fonctionnaires de l'Intérieur, de la Justice, de la Défense et des Affaires étrangères, mais aussi de la sous-direction anti-terroriste (SDAT) à la direction centrale de la Police judiciaire et d'une chambre spécialisée dans les actes de terrorisme. Le 28 août, veille du concert, la star en tournée mondiale avec son Who's That Girl Tour est reçue par Chirac à l'hôtel de ville de Paris, où elle offre à l’association de Line Renaud (l’Association des artistes contre le sida) une partie des recettes de son concert pour un montant de 500 000 F. Le geste, accompagné d'un entretien au magazine pour adolescents Podium dans lequel Chirac, Premier ministre, annonce une baisse de la TVA sur le disque[104] et le lancement d'une chaine de télévision musicale (la future M6), est vivement commenté par la classe politique française[105] et vu comme une tentative de s'attirer le vote des jeunes pour la présidentielle[106],[107]. Deux jours plus tard, sur la radio RTL, le maire de Paris évoque à son tour l'éventualité d'une nouvelle majorité et se prononce en faveur de la cohabitation : selon lui, François Mitterrand ayant apparemment l'intention d'aller au bout de son mandat quoi qu'il arrive, les électeurs ne comprendraient pas que la droite, si elle est victorieuse, refuse de gouverner sous le prétexte que le président ne démissionne pas, ce qui pourrait être interprété comme une atteinte aux institutions. Une minute de silence est observée à l'Assemblée nationale et au Sénat le jour de sa mort[274], ainsi qu'aux Nations unies. Une nation généreuse, aux avant-postes des défis du monde que sont la paix, le développement, l'écologie. Il se refuse de se séparer de Juppé, qui tente un remaniement en 1995[130]. Retrouvez toutes les phrases célèbres de Jacques Chirac parmi une sélection de + de 100 000 citations célèbres provenant d'ouvrages, d'interviews ou de discours. Jean-François Probst, Charles Pasqua et Raymond Barre confirment ultérieurement cette stratégie venant de l'état-major du RPR[h]. Il s'appuie également sur un groupe de députés UDF réduit à 29 membres, et nomme un seul ministre issu de ce parti, Gilles de Robien. Cette note est envoyée par le chef de poste de la DGSE à Tokyo au siège des services à Paris le 11 novembre 1996. Sa promesse, lors de la campagne de l'élection présidentielle de 2002, de diminuer la pression fiscale, n'est, elle aussi, qu'imparfaitement respectée : certes, une réforme de l'impôt sur le revenu a été réalisée, mais ses effets ne se sont fait sentir que sur les hauts et bas revenus (au détriment de la classe moyenne) et, globalement, les prélèvements obligatoires ont, rapportés au PIB, augmenté de 1,7 point entre 1995 et 2006[218]. Cette action déflationniste permet à la hausse des prix d'être moins importante les années suivantes (+ 11,9 % en 1975 et + 9,5 % en 1976) et de réduire le déficit commercial du pays, mais fait chuter dans le même temps le taux d'investissement, fragilisant d'autant la production notamment dans le secteur industriel (celle-ci baisse de plus de 10 % en quelques mois).